Épilation laser : tout comprendre sur les poils, les hormones et la repousse

Épilation laser : tout comprendre sur les poils, les hormones et la repousse

Pourquoi certaines personnes obtiennent-elles une réduction spectaculaire de leur pilosité alors que d’autres voient apparaître de nouveaux poils quelques mois ou quelques années plus tard?

Pourquoi certains poils répondent-ils très bien au laser, alors que d’autres semblent résister?

Est-ce que raser un duvet le transforme en poil épais? Pourquoi faut-il plusieurs séances? Quelle est la différence entre un vrai laser, la lumière pulsée et l’électrolyse? Et pourquoi les zones hormonales demandent-elles parfois une approche différente?

Pour bien comprendre l’épilation, il faut d’abord comprendre une chose essentielle :

tous les poils ne sont pas identiques, tous les follicules ne se trouvent pas dans la même phase au même moment et toutes les régions du corps ne réagissent pas de la même façon aux hormones.


1. Le poil commence dans le follicule

Le poil visible à la surface de la peau n’est qu’une partie du système.

Sous la peau se trouve le follicule pileux, une petite structure biologique capable de produire un poil, d’interrompre sa production, de rester au repos, puis de recommencer un nouveau cycle.

Le follicule est également influencé par plusieurs signaux biologiques, notamment les hormones.

C’est pourquoi enlever le poil visible ne signifie pas nécessairement avoir désactivé le follicule qui le produit.



2. Duvet, poil intermédiaire et poil terminal : ce n’est pas la même chose

Lorsqu’on parle d’épilation laser, l’un des éléments les plus importants est le type de poil.

Le duvet — poil vellus

Le duvet est généralement :

  • très fin;
  • court;
  • peu pigmenté;
  • souple;
  • parfois presque invisible.

C’est ce que plusieurs personnes appellent le « petit poil blond » ou le « peach fuzz ».

Le duvet est parfaitement normal et couvre une grande partie du corps.

Le poil intermédiaire

Entre le duvet très fin et le gros poil terminal, il existe une transition.

Le poil peut devenir :

  • plus long;
  • légèrement plus épais;
  • plus pigmenté;
  • plus visible.

On parle alors souvent de poil intermédiaire.

Les androgènes peuvent progressivement transformer de petits follicules produisant du duvet en follicules produisant des poils intermédiaires puis terminaux.

Le poil terminal

Le poil terminal est :

  • plus gros;
  • plus long;
  • plus pigmenté;
  • généralement plus profondément implanté.

Ce sont notamment les poils des aisselles, du pubis, de la barbe et de plusieurs zones du corps après la puberté.

C’est généralement le meilleur type de poil pour l’épilation laser, surtout lorsqu’il existe un bon contraste entre un poil foncé et la peau.


3. Un poil ne pousse pas continuellement : comprendre son cycle

Chaque follicule fonctionne selon son propre cycle.

On distingue principalement quatre phases.

Phase anagène — croissance

Le follicule est actif et produit activement son poil.

Le poil est bien associé aux structures profondes du follicule et contient généralement davantage de mélanine.

C’est la phase particulièrement recherchée lors de l’épilation par laser ou par lumière.

Phase catagène — transition

La croissance cesse progressivement.

Le follicule commence à régresser et le lien avec les structures responsables de la croissance change.

Phase télogène — repos

Le follicule se trouve dans une période de repos.

Il peut conserver un poil pendant un certain temps sans être activement en train de le produire.

Phase exogène — chute

Le poil est finalement libéré et tombe avant qu’un nouveau cycle ne recommence.


4. Pourquoi faut-il plusieurs traitements laser?

Parce que tous les follicules d’une région ne sont jamais dans la même phase simultanément.

Lors d’une séance, seulement une partie de la population pileuse se trouve dans une situation optimale pour absorber suffisamment d’énergie et endommager efficacement les structures du follicule.

Les follicules qui étaient au repos pourront devenir actifs plus tard.

Voilà pourquoi quelques semaines après un traitement, on voit apparaître une autre population de poils.

Ce n’est pas nécessairement la même population qui « repousse ».

C’est également pourquoi les séances doivent être espacées selon la région traitée et l’évolution observée. Les différentes zones du corps possèdent des rythmes pileux différents.


5. Comment fonctionne réellement le laser?

Le principe s’appelle la photothermolyse sélective.

La lumière émise par le laser est absorbée en grande partie par la mélanine présente dans le poil.

Cette lumière est transformée en chaleur.

L’objectif est de produire suffisamment de chaleur dans la structure pileuse pour endommager les éléments responsables de la repousse, tout en protégeant le tissu environnant.

C’est pourquoi trois éléments sont particulièrement importants :

la couleur du poil + son diamètre + la couleur de la peau.

Un gros poil noir contient beaucoup de mélanine.

Il constitue donc généralement une excellente cible.

Un duvet blond, gris, blanc ou presque transparent contient beaucoup moins de pigment utilisable par le laser.


6. Pourquoi le laser fonctionne moins bien lorsque les poils deviennent très fins?

C’est une situation que nous observons souvent en fin de parcours.

Au départ, les poils sont :

foncés + gros + nombreux.

Après plusieurs traitements, il peut rester :

des poils plus fins + plus clairs + plus dispersés.

À ce moment, la cible devient moins intéressante pour le laser.

Continuer à multiplier les séances ne signifie donc pas automatiquement obtenir de meilleurs résultats.

Il arrive qu’il soit plus logique de faire une pause et de réévaluer quelques mois plus tard plutôt que de poursuivre des traitements sur des poils devenus trop fins.

La sélection du bon poil est aussi importante que la puissance de la technologie.


7. Pourquoi les poils peuvent-ils sembler revenir plusieurs mois après la fin des traitements?

C’est l’une des questions les plus fréquentes.

Plusieurs phénomènes peuvent l’expliquer.

Des follicules étaient simplement au repos

Certains follicules deviennent actifs longtemps après les autres.

Une nouvelle vague peut donc devenir visible quelques mois plus tard.

De nouveaux follicules peuvent devenir plus visibles

Sous l’influence des hormones, certains follicules qui produisaient auparavant un duvet presque invisible peuvent commencer à produire un poil intermédiaire ou terminal.

Cela ne signifie pas nécessairement qu’un follicule détruit par le laser « s’est réparé ».

Il peut s’agir d’une nouvelle population de follicules devenus plus actifs ou plus pigmentés. Les androgènes sont capables de transformer des follicules vellus en follicules produisant des poils plus gros et pigmentés.

Les régions hormonales continuent d’évoluer

Le visage féminin, le menton, le cou, le bikini et certaines régions chez l’homme peuvent continuer à évoluer sous influence hormonale.

C’est pourquoi une réduction obtenue aujourd’hui ne signifie pas nécessairement qu’aucun nouveau poil n’apparaîtra durant les années suivantes.


8. Qu’est-ce qu’une zone hormonale?

Certains follicules réagissent beaucoup plus fortement aux androgènes que d’autres.

Chez les femmes, les zones pouvant être particulièrement sensibles comprennent notamment :

  • menton;
  • lèvre supérieure;
  • cou;
  • ligne abdominale;
  • poitrine;
  • certaines régions des cuisses;
  • région pubienne.

Chez les hommes, la barbe, le torse, le dos et les régions génitales sont également fortement influencés par les androgènes.

Les follicules eux-mêmes possèdent une sensibilité hormonale variable. Deux personnes ayant des concentrations hormonales similaires peuvent donc présenter des pilosités très différentes.


9. Périménopause et ménopause : pourquoi des poils apparaissent-ils au visage?

C’est extrêmement fréquent.

Pendant la transition ménopausique, les hormones ovariennes changent considérablement.

La diminution des œstrogènes modifie l’équilibre relatif entre œstrogènes et androgènes. Chez certaines femmes, cela peut rendre les effets des androgènes davantage visibles au niveau de certains follicules du visage.

C’est pourquoi des femmes qui n’avaient pratiquement jamais eu de poils au menton peuvent commencer à voir apparaître quelques poils plus épais avec les années.

Le laser peut traiter les poils pigmentés présents aujourd’hui.

Il ne peut cependant pas empêcher un autre follicule hormonalement sensible de produire un nouveau poil quelques années plus tard.


10. SOPK et pilosité

Le syndrome des ovaires polykystiques — SOPK — est une cause fréquente d’hirsutisme.

L’hirsutisme correspond à la présence chez la femme de poils terminaux plus foncés et épais dans des régions habituellement sensibles aux androgènes.

Le SOPK n’est toutefois pas la seule cause d’une pilosité importante. La génétique, la sensibilité individuelle du follicule et d’autres facteurs hormonaux peuvent également jouer un rôle.

Chez une personne dont les follicules continuent d’être fortement stimulés par les androgènes, le laser peut très bien réduire les poils présents sans empêcher l’apparition future de nouveaux poils.


11. Le rasoir fait-il pousser les poils plus gros?

Non.

Le rasoir coupe le poil à la surface de la peau.

Il ne descend pas dans le follicule et ne modifie ni sa structure ni son fonctionnement hormonal.

Après le rasage, l’extrémité du poil est coupée à angle droit. En repoussant, elle peut sembler :

  • plus foncée;
  • plus rigide;
  • plus piquante;
  • plus épaisse au toucher.

Mais le rasage ne transforme pas biologiquement un duvet en poil terminal. Les études humaines n’ont pas démontré d’augmentation du diamètre ou de la pigmentation attribuable au rasage.

Alors pourquoi certaines femmes sont-elles convaincues du contraire?

Parce que deux choses peuvent se produire en même temps.

Une femme commence à se raser au moment où ses hormones sont justement en train de transformer certains follicules.

Quelques mois plus tard, les poils sont réellement plus forts.

Elle associe naturellement les deux événements :

« J’ai rasé → mes poils sont devenus gros. »

Alors que la véritable cause peut être l’évolution hormonale du follicule.


12. Pourquoi demandons-nous quand même de ne pas élargir inutilement la zone rasée?

C’est différent.

Le rasage ne crée pas de nouveaux gros poils.

Mais lorsqu’une cliente rase progressivement une zone plus grande que celle initialement déterminée, il peut devenir difficile pour la technicienne de distinguer :

la vraie zone de poils terminaux
de
la zone de duvet normal autour.

C’est particulièrement important au visage, au cou, sur les bras, l’abdomen ou les cuisses.

Nous préférons donc déterminer ensemble les limites de la région à traiter plutôt que de simplement suivre chaque endroit ayant été rasé.


13. Peut-on traiter du duvet au laser?

Ce n’est généralement pas la cible idéale.

Le laser fonctionne grâce à la mélanine.

Plus le poil devient :

  • fin;
  • pâle;
  • peu pigmenté;

moins il constitue une bonne cible.

Et au visage et au cou, il existe une raison supplémentaire d’être prudents : l’hypertrichose paradoxale.


14. Qu’est-ce que l’hypertrichose paradoxale?

Dans de rares situations, une région exposée au laser ou à une technologie lumineuse peut développer davantage de poils ou des poils plus visibles.

Ce phénomène est appelé hypertrichose paradoxale.

Une méta-analyse regroupant 9 733 personnes a trouvé une prévalence globale d’environ 3 %, mais le phénomène était très fortement concentré au visage et au cou. En dehors de ces régions, il était rapporté dans seulement environ 0,08 % des cas.

Les mécanismes exacts ne sont pas complètement compris. Une exposition thermique insuffisante de petits follicules est l’une des hypothèses étudiées.

Voilà pourquoi traiter une plus grande surface n’est pas toujours mieux, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un duvet facial.

Nous préférons cibler les poils qui constituent réellement une bonne indication.


15. Vrai laser, IPL, lumière pulsée et « photolaser » : quelle différence?

C’est un sujet qui crée énormément de confusion.

Un laser

Un véritable laser produit une lumière correspondant à une longueur d’onde très précise.

Par exemple :

  • Alexandrite : 755 nm
  • Diode : environ 800–810 nm
  • Nd : 1064 nm

Ces longueurs d’onde ont des propriétés différentes en matière d’absorption par la mélanine et de pénétration dans la peau.

IPL — lumière pulsée intense

L’IPL n’est pas un laser.

Une IPL produit plutôt un spectre plus large de lumière, dont certaines longueurs d’onde sont sélectionnées par des filtres.

Elle peut également cibler la mélanine et être utilisée pour la photoépilation.

Les deux technologies peuvent donc réduire la pilosité, mais elles ne fonctionnent pas avec exactement le même type de source lumineuse.

Des études comparatives montrent que laser et IPL peuvent tous deux obtenir des réductions significatives, et que les résultats dépendent beaucoup de l’appareil, des paramètres, de la personne traitée et du suivi.

Et le « photolaser »?

Le mot photolaser est souvent utilisé dans l’industrie esthétique, particulièrement au Québec, mais ce n’est pas une catégorie scientifique précise.

Il peut parfois désigner une technologie de lumière pulsée — IPL — plutôt qu’un véritable laser. Certaines formations et cliniques québécoises utilisent d’ailleurs explicitement les termes « Photolaser/IPL » pour la même technologie.

La meilleure question à poser n’est donc pas :

« Est-ce du photolaser? »

mais plutôt :

« Quelle est exactement la technologie utilisée : Alexandrite, Nd, diode ou IPL? »


16. Alexandrite et Nd : pourquoi avoir deux longueurs d’onde?

Il n’existe pas une longueur d’onde parfaite pour tout le monde.

Alexandrite 755 nm

L’Alexandrite est fortement absorbé par la mélanine.

Il est particulièrement intéressant lorsque l’on possède :

une peau relativement claire + un poil foncé et pigmenté.

Nd 1064 nm

Le Nd est moins absorbé par la mélanine de l’épiderme et pénètre plus profondément.

Il est donc particulièrement utile lorsque la peau est davantage pigmentée et lorsqu’on cherche une plus grande marge de sécurité entre la pigmentation de la peau et celle du poil. Les revues scientifiques recommandent notamment le Nd pour les phototypes plus foncés.

La bonne technologie et les bons paramètres dépendent donc :

  • du phototype;
  • de la couleur du poil;
  • de son épaisseur;
  • de sa profondeur;
  • de la région;
  • de la réaction observée aux traitements précédents.

17. Pourquoi le laser ne fonctionne-t-il pas sur les poils blancs?

Parce que le laser utilise essentiellement le pigment du poil comme cible.

Un poil blanc contient très peu ou pas de mélanine utilisable.

Il peut donc traverser l’énergie lumineuse sans absorber suffisamment de chaleur pour permettre la destruction sélective recherchée.

Les recommandations de photoépilation reconnaissent cette limite pour les poils blancs, gris et très clairs.

Dans ce cas, l’électrolyse devient généralement une méthode plus appropriée.


18. Comment fonctionne l’électrolyse?

L’électrolyse fonctionne complètement différemment.

Une très fine sonde est introduite dans chaque follicule individuellement.

Une énergie électrique est ensuite appliquée afin d’endommager les structures permettant au follicule de produire un poil.

Son principal avantage :

elle ne dépend pas de la couleur du poil.

Elle peut donc traiter :

  • poils blancs;
  • poils gris;
  • poils roux;
  • certains poils très clairs;
  • petits poils isolés.

Son principal désavantage est qu’elle traite les follicules un à un.

Elle est donc beaucoup plus longue pour une grande région.

L’électrolyse professionnelle peut permettre une élimination permanente du follicule traité, mais son efficacité dépend beaucoup de la technique et de l’expérience de l’opérateur.


19. Laser ou électrolyse : lequel choisir?

Ils peuvent être complémentaires.

Une grande quantité de poils foncés et épais

Le laser est généralement très efficace parce qu’il peut traiter rapidement une grande surface.

Quelques poils blancs ou très clairs

L’électrolyse est généralement mieux adaptée.

Quelques poils foncés isolés

Les deux approches peuvent être considérées selon la région et les caractéristiques du poil.

Beaucoup de duvet facial

Il faut être beaucoup plus prudent avant de conclure que le laser est indiqué.


20. Cire et pince à épiler

La cire et la pince retirent temporairement le poil avec sa racine, mais le follicule demeure capable de produire un nouveau poil.

Ces méthodes donnent donc une peau lisse pendant un certain temps, mais elles ne produisent pas la même réduction folliculaire à long terme que le laser ou l’électrolyse.

Lorsque quelqu’un suit des séances de laser, nous évitons généralement d’arracher les poils entre les séances.

Pourquoi?

Parce que nous voulons conserver le poil pigmenté dans son follicule afin qu’il puisse servir de cible à la lumière lors du prochain traitement.

Le rasage, lui, laisse cette partie sous la peau intacte.


21. Comparaison simple des différentes méthodes

Méthode Action Poils foncés Poils blancs Grandes zones Effet à long terme
Rasoir Coupe le poil Oui Oui Excellent Non
Cire Arrache le poil Oui Oui Oui Temporaire
Pince Arrache individuellement Oui Oui Non Temporaire
IPL Lumière absorbée par la mélanine Oui Non Oui Réduction durable possible
Laser Longueur d’onde ciblant la mélanine Excellent candidat si poil pigmenté Non Excellent Réduction durable
Électrolyse Traite chaque follicule individuellement Oui Oui Lent Élimination permanente du follicule traité possible

22. « Épilation définitive » : que peut-on réellement promettre?

C’est probablement l’un des termes les plus mal compris dans l’industrie.

Une définition réglementaire couramment utilisée pour la réduction pileuse permanente est une diminution stable et durable du nombre de poils qui repoussent, mesurée plusieurs mois après la fin d’un protocole.

Cela ne signifie pas nécessairement :

100 % des poils disparus pour le restant de la vie.

Après un bon traitement laser, une personne peut rester sans poils visibles pendant des mois ou des années. Si des poils reviennent, ils sont souvent moins nombreux, plus fins ou plus clairs. Des séances d’entretien peuvent parfois être nécessaires.

Et le visage féminin est une région particulière parce que son évolution reste fortement influencée par les hormones.


23. Pourquoi nous ne croyons pas qu’un nombre fixe de séances convient à tout le monde

On entend souvent :

« Il faut 6 séances. »
« Il faut 8 séances. »
« Après 10 séances, tout devrait être terminé. »

La réalité biologique est beaucoup plus nuancée.

Deux clientes peuvent traiter exactement la même région et évoluer très différemment selon :

  • leur âge;
  • leur génétique;
  • leur phototype;
  • la couleur du poil;
  • son diamètre;
  • la densité;
  • la zone;
  • le cycle pilaire;
  • la sensibilité hormonale du follicule;
  • la ménopause;
  • un SOPK;
  • certains médicaments;
  • les changements hormonaux au fil des années.

Les résultats dépendent également de la technologie et de l’adaptation des paramètres au profil de chaque personne.

C’est pour cette raison que nous préférons traiter, observer et réévaluer plutôt que de poursuivre automatiquement des séances lorsqu’il ne reste plus que quelques poils très fins.


24. Quand faut-il arrêter temporairement les traitements?

Parfois, faire moins est la meilleure décision.

Lorsque la région est rendue à :

  • quelques petits poils dispersés;
  • beaucoup de duvet;
  • des poils trop clairs;
  • une repousse très lente;

il peut être préférable de laisser évoluer la région plusieurs mois.

Si une nouvelle population de vrais poils terminaux pigmentés apparaît plus tard, une séance ciblée peut alors être beaucoup plus pertinente.


25. Les hormones peuvent-elles créer de nouveaux poils?

Elles ne créent pas nécessairement un nouveau follicule à partir de rien.

Elles peuvent cependant modifier énormément ce qu’un follicule existant produit.

Un petit follicule qui produisait jusque-là un duvet presque invisible peut progressivement produire :

duvet
→ poil intermédiaire
→ poil terminal épais et pigmenté.

C’est précisément ce phénomène qui explique une partie de la pilosité apparaissant :

  • à la puberté;
  • durant certains changements hormonaux;
  • avec le SOPK;
  • durant la périménopause ou après la ménopause.

26. Qu’est-ce qui peut influencer la pilosité?

La pilosité est multifactorielle.

Elle peut notamment être influencée par :

Les hormones
Particulièrement les androgènes et la sensibilité locale des follicules.

La génétique
Certaines familles et populations présentent naturellement davantage de pilosité.

L’âge
Les follicules évoluent durant toute la vie.

La puberté
Plusieurs zones passent du duvet au poil terminal.

La périménopause et la ménopause
L’équilibre hormonal change.

Le SOPK et certaines conditions endocriniennes

Certains médicaments

La région anatomique
Un follicule du menton ne réagit pas exactement comme un follicule de la jambe ou du cuir chevelu.

C’est même l’une des particularités fascinantes des androgènes : ils peuvent favoriser des poils terminaux sur le visage ou le corps tout en contribuant, chez certaines personnes, à la miniaturisation des cheveux du cuir chevelu.


27. Quand une pilosité devrait-elle être évaluée médicalement?

Avoir quelques nouveaux poils au menton avec l’âge est fréquent.

Toutefois, une pilosité qui apparaît très rapidement, devient soudainement très importante ou s’accompagne d’autres changements mérite une évaluation médicale.

Il faut notamment être plus attentif lors d’une progression rapide associée à des signes comme :

  • règles très irrégulières ou absentes;
  • changements hormonaux importants;
  • apparition très rapide d’un hirsutisme marqué;
  • modification de la voix;
  • autres signes de virilisation.

Les recommandations médicales considèrent une apparition soudaine ou rapidement progressive comme une raison d’investiguer davantage.


28. Pourquoi une bonne consultation est importante

Une bonne consultation d’épilation ne devrait pas seulement demander :

« Quelle zone voulez-vous traiter? »

Il faut également regarder :

  • le type de poil;
  • son diamètre;
  • sa pigmentation;
  • la couleur de la peau;
  • la quantité de duvet autour;
  • la zone anatomique;
  • les traitements précédents;
  • la façon dont la pilosité a évolué;
  • les changements hormonaux;
  • les attentes de la cliente.

La technologie n’est qu’une partie du résultat.

Le jugement dans la sélection des poils à traiter est tout aussi important.


29. Notre philosophie chez Corps et Âme

Notre objectif n’est pas de faire le plus grand nombre de séances possible.

Notre objectif est de traiter le bon poil, au bon moment, avec la technologie appropriée.

Nous préférons parfois :

  • traiter une région;
  • observer son évolution;
  • espacer davantage les séances;
  • arrêter lorsqu’il ne reste que du duvet;
  • puis réévaluer plusieurs mois plus tard.

Notre système Clarity II nous permet de travailler avec deux véritables longueurs d’onde laser - Alexandrite 755 nm et Nd 1064 nm - afin d’adapter davantage le traitement au phototype, au poil et à la région.

Mais même avec une excellente technologie, toutes les pilosités ne doivent pas être traitées de la même façon.


En résumé

Voici les idées les plus importantes à retenir :

Le rasoir ne transforme pas le duvet en gros poil.

Les hormones, elles, peuvent transformer progressivement certains follicules produisant du duvet en follicules produisant des poils terminaux.

Le laser fonctionne surtout sur les poils pigmentés suffisamment épais.

Un poil blanc ou gris n’est pas une bonne cible laser.

L’électrolyse peut traiter les poils quelle que soit leur couleur.

IPL et laser ne sont pas la même technologie, même s’ils utilisent tous les deux la lumière pour cibler le poil.

Le terme “photolaser” peut parfois désigner de l’IPL : il faut demander quelle technologie exacte est utilisée.

Tous les poils ne sont pas dans la même phase en même temps, d’où la nécessité de plusieurs séances.

Une nouvelle vague de poils plusieurs mois plus tard ne signifie pas nécessairement que tout le traitement a échoué.

Les zones hormonales peuvent continuer à produire de nouveaux poils avec le temps.

Traiter du duvet, surtout au visage et au cou, doit être évalué avec prudence.

L’objectif réaliste du laser est une réduction importante et durable de la pilosité, et non la promesse que chaque follicule du corps restera inactif pour toujours.

Vous ne savez pas si vos poils sont de bons candidats pour le laser?

Nous pouvons observer ensemble le type de poil, la région, votre phototype et votre historique afin de déterminer si le laser est réellement la meilleure option — ou si une autre approche serait plus appropriée.

Centre de santé Corps et Âme - Rivière-du-Loup

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