Perte de cheveux chez la femme : hormones, stress, DHT et miniaturisation

Perte de cheveux chez la femme : hormones, stress, DHT et miniaturisation

Perte de cheveux chez la femme : hormones, stress, DHT et miniaturisation

La perte de cheveux chez la femme ne commence pas toujours par une chute spectaculaire.

Très souvent, elle s’installe doucement.

Un peu plus de cheveux dans la douche. Une queue de cheval qui semble moins épaisse. Une raie qui devient plus visible. Des cheveux qui poussent, mais qui paraissent plus fins qu’avant.

Puis un jour, on réalise que quelque chose a changé.

Et c’est souvent à ce moment-là que l’inquiétude commence.

Parce que les cheveux touchent à quelque chose de très intime. Ils font partie de notre image, de notre féminité, de notre identité et parfois même de notre sentiment de confiance.

La perte de cheveux chez la femme peut avoir plusieurs causes : hormones, stress, génétique, inflammation, nutrition, grossesse, périménopause, ménopause, perte de poids importante ou certains événements de vie.

Mais surtout, elle évolue dans le temps.

Comprendre cette évolution permet souvent de mieux reconnaître ce qui se passe et d’agir avant que certains follicules ne deviennent progressivement plus faibles.

La perte de cheveux ne veut pas toujours dire que le follicule est disparu

Lorsque nous voyons moins de cheveux sur notre tête, nous pouvons facilement imaginer que les follicules sont morts.

Mais ce n’est pas toujours ce qui se produit.

Dans plusieurs formes de perte de cheveux chez la femme, le follicule est toujours présent sous la peau.

Il continue à produire un cheveu, mais celui-ci devient progressivement plus fin, plus court et parfois plus fragile.

C’est ce qu’on appelle la miniaturisation du follicule pileux.

Un follicule qui produisait auparavant un cheveu épais et long peut commencer à produire un cheveu légèrement plus mince.

Puis encore plus mince.

Avec le temps, certains cheveux deviennent si fins qu’ils ressemblent davantage à du duvet qu’à un cheveu terminal mature.

C’est pourquoi une femme peut constater une diminution importante de densité sans nécessairement retrouver énormément de cheveux dans sa douche.

Il ne faut donc pas seulement regarder combien de cheveux tombent.

Il faut aussi regarder la qualité de ceux qui repoussent.

Comment fonctionne le cycle de croissance du cheveu?

Chaque cheveu traverse plusieurs phases.

La phase principale est la phase anagène, pendant laquelle le cheveu pousse activement. Cette phase peut durer plusieurs années.

Elle est suivie d’une courte phase de transition appelée phase catagène.

Ensuite vient la phase télogène, une période de repos à la fin de laquelle le cheveu tombe naturellement.

Perdre certains cheveux tous les jours est donc normal.

La situation devient plus préoccupante lorsque l’équilibre se modifie.

Davantage de follicules peuvent entrer prématurément en phase de repos.

Les nouveaux cheveux peuvent aussi devenir progressivement plus fins.

Et parfois, ces deux phénomènes se produisent en même temps.

La densité commence alors réellement à diminuer.

Hormones et perte de cheveux chez la femme

Les hormones jouent un rôle important dans la santé du follicule pileux.

Plusieurs moments de la vie d’une femme peuvent modifier cet équilibre hormonal :

la grossesse;

le post-partum;

la périménopause;

la ménopause;

un changement de contraception hormonale;

certaines conditions endocriniennes.

Les œstrogènes contribuent notamment à maintenir une phase de croissance plus longue du cheveu.

Lorsque leur niveau diminue, comme cela peut arriver à la périménopause et à la ménopause, l’environnement hormonal du follicule change.

Chez certaines femmes, l’influence relative des androgènes devient alors plus importante.

Parmi eux, on retrouve la DHT, ou dihydrotestostérone.

DHT et cheveux : pourquoi certaines femmes sont plus sensibles?

La DHT est produite à partir de la testostérone grâce à une enzyme appelée 5-alpha-réductase.

Elle existe naturellement chez les hommes et chez les femmes.

La question n’est donc pas simplement d’avoir ou non de la DHT.

Ce qui compte beaucoup, c’est la sensibilité du follicule pileux aux androgènes.

Certaines personnes possèdent des follicules génétiquement plus sensibles.

Lorsque la DHT agit sur ces follicules, elle peut progressivement modifier leur cycle de croissance.

La phase anagène devient plus courte.

Le cheveu pousse moins longtemps.

Et à chaque nouveau cycle, le follicule peut produire un cheveu légèrement plus petit.

C’est ainsi que peut débuter la miniaturisation.

Miniaturisation des cheveux : comment reconnaître les premiers signes?

La miniaturisation est généralement progressive.

Elle peut évoluer pendant plusieurs années avant de devenir très visible.

Au début, une femme peut simplement remarquer que :

ses cheveux ont moins de volume;

sa queue de cheval est plus mince;

la raie centrale s’élargit;

le cuir chevelu devient plus visible sous une lumière forte;

les cheveux semblent plus difficiles à coiffer;

certains nouveaux cheveux sont très fins.

On peut parfois retrouver côte à côte un cheveu épais, un cheveu moyen et un cheveu beaucoup plus fin.

Cette différence de calibre peut être un indice important de miniaturisation.

Étape 1 : le cheveu devient légèrement plus fin

Au début, le changement peut être presque invisible.

Le cheveu pousse encore relativement normalement.

Mais son diamètre diminue.

À l’échelle d’un seul cheveu, cela semble minime.

Lorsque des milliers de cheveux deviennent légèrement plus fins, le volume global de la chevelure commence cependant à changer.

C’est souvent à cette étape que les femmes disent :

« J’ai encore des cheveux, mais ils ne sont plus comme avant. »

Étape 2 : le cycle de croissance raccourcit

À mesure que le follicule se miniaturise, le cheveu peut rester moins longtemps en phase de croissance.

Il tombe donc plus rapidement.

Le nouveau cheveu qui apparaît peut être encore plus fin.

Progressivement, la densité diminue.

La raie devient plus large.

Le dessus de la tête paraît moins fourni.

Étape 3 : le cheveu devient très fin

Si la miniaturisation continue pendant plusieurs années, certains follicules peuvent finir par produire des cheveux beaucoup plus fins et plus courts.

Ces cheveux couvrent moins efficacement le cuir chevelu.

Même si le follicule est toujours actif, le résultat visuel n’est plus celui d’un cheveu terminal épais.

C’est pourquoi observer la situation tôt peut être intéressant.

Un follicule encore actif n’est pas dans la même situation qu’un follicule profondément miniaturisé depuis de nombreuses années.

Stress et perte de cheveux : quel est réellement le lien?

Oui, le stress peut contribuer à la perte de cheveux.

Mais il faut comprendre que le corps ne considère pas uniquement le stress psychologique.

Plusieurs situations peuvent représenter un stress physiologique :

une chirurgie;

une infection;

une maladie;

un deuil;

une rupture;

un manque important de sommeil;

une restriction alimentaire;

une perte de poids rapide;

un surmenage;

un choc émotionnel;

un changement hormonal important.

Après un événement majeur, plusieurs follicules peuvent quitter prématurément leur phase de croissance.

Ils entrent alors en phase de repos.

Quelques semaines ou quelques mois plus tard, ces cheveux tombent.

C’est ce que l’on appelle souvent un effluvium télogène.

Cela explique pourquoi il peut être difficile de trouver immédiatement la cause d’une chute.

Le déclencheur peut parfois dater de deux ou trois mois.

Quand le stress devient chronique

Le stress chronique peut agir de façon plus subtile.

La chute n’est pas forcément spectaculaire.

Mais le sommeil peut devenir moins réparateur.

L’alimentation peut changer.

La digestion et l’assimilation des nutriments peuvent être perturbées.

Certains processus inflammatoires peuvent également être influencés.

Chez une femme déjà prédisposée à la miniaturisation, un épisode de stress important peut rendre beaucoup plus visible une perte de cheveux qui évoluait déjà lentement.

Il est donc tout à fait possible de présenter plusieurs mécanismes simultanément.

Par exemple :

une miniaturisation hormonale progressive;

à laquelle s’ajoute un effluvium télogène après une période de stress.

La perte paraît alors beaucoup plus soudaine.

Périménopause et perte de cheveux

Chez plusieurs femmes, les premiers changements importants de densité apparaissent entre 40 et 55 ans.

Cette période correspond souvent à la périménopause ou à la ménopause.

Pendant la périménopause, les hormones peuvent fluctuer fortement.

Le sommeil change.

Les cycles menstruels deviennent différents.

Les bouffées de chaleur peuvent apparaître.

Le niveau d’énergie peut diminuer.

Le poids peut changer.

Et cette période de vie est souvent accompagnée d’un niveau élevé de responsabilités personnelles et professionnelles.

Tous ces éléments peuvent influencer indirectement ou directement le cycle du cheveu.

Avec la diminution progressive des œstrogènes, certaines prédispositions aux androgènes deviennent également plus visibles.

Une miniaturisation presque imperceptible à 35 ans peut ainsi devenir beaucoup plus évidente à 45 ou 50 ans.

Pourquoi la perte semble-t-elle parfois arriver du jour au lendemain?

Parce que le phénomène peut être présent depuis longtemps avant de devenir visible.

Notre chevelure possède une certaine réserve de densité.

Il est possible de perdre progressivement du diamètre ou une partie de la densité sans s’en rendre compte.

Puis un seuil est atteint.

La lumière traverse davantage la chevelure.

La raie devient plus visible.

Une photo montre davantage le cuir chevelu.

La queue de cheval devient nettement moins volumineuse.

On a alors l’impression que la perte vient de commencer.

Pourtant, la miniaturisation peut évoluer depuis plusieurs années.

Chute de cheveux et miniaturisation : deux phénomènes différents

Cette distinction est importante.

Une chute de cheveux signifie que davantage de cheveux quittent le cuir chevelu.

Une miniaturisation signifie que les cheveux produits par certains follicules deviennent progressivement plus fins.

Une femme peut présenter une chute sans miniaturisation.

Une autre peut présenter une miniaturisation sans forte chute visible.

Et une troisième peut présenter les deux en même temps.

C’est pourquoi compter seulement les cheveux perdus dans la douche ne permet pas toujours de comprendre ce qui se passe réellement.

Il faut aussi observer :

la densité;

le calibre des cheveux;

la raie;

les zones clairsemées;

la qualité de la repousse;

l’état du cuir chevelu.

Que se passe-t-il avec le temps si la miniaturisation continue?

Sans intervention sur les facteurs responsables, certains follicules peuvent poursuivre leur miniaturisation.

Le cheveu terminal devient plus fin.

La phase de croissance raccourcit.

Le diamètre moyen des cheveux diminue.

Le cuir chevelu devient progressivement plus visible.

Chez plusieurs femmes, la zone centrale et le dessus du cuir chevelu sont particulièrement touchés.

L’évolution peut être très lente.

Parfois sur dix ou vingt ans.

Et justement parce qu’elle est lente, il est facile de s’y habituer et de ne remarquer le changement qu’une fois la densité considérablement réduite.

Quels signes devraient amener à faire évaluer sa perte de cheveux?

Une évaluation peut être pertinente lorsque vous remarquez :

une raie qui s’élargit progressivement;

une queue de cheval de plus en plus fine;

des zones où le cuir chevelu devient plus visible;

une chute persistante;

des cheveux qui repoussent beaucoup plus fins;

une perte de densité après la périménopause;

une modification importante après une grossesse, une maladie ou une perte de poids;

une évolution qui se poursuit depuis plusieurs mois.

Selon la situation, une consultation médicale peut également être recommandée afin d’écarter certaines causes, comme un problème de thyroïde, une carence en fer, certaines maladies du cuir chevelu ou un déséquilibre hormonal.

Les cheveux racontent parfois une période entière de notre vie

Il est facile de considérer la perte de cheveux comme un problème purement esthétique.

Pour plusieurs femmes, elle représente pourtant beaucoup plus.

Une grossesse.

Une période d’épuisement.

Une séparation.

Une maladie.

Une ménopause.

Une perte de poids.

Des années de stress.

Une période pendant laquelle on s’est beaucoup occupée des autres.

Puis un jour, le miroir nous renvoie quelque chose que nous n’avions pas vu arriver.

La perte de cheveux peut alors affecter la confiance.

Certaines femmes évitent les photos.

Elles changent leur coiffure.

Elles examinent leur raie sous toutes les lumières.

Elles accumulent les produits et suppléments en espérant trouver la solution qui arrêtera tout rapidement.

Mais avant de multiplier les traitements, il est souvent plus utile de comprendre ce qui est réellement en train de se produire.

Une approche globale de la perte de cheveux chez la femme

Les cheveux ne fonctionnent pas indépendamment du reste du corps.

Une évaluation sérieuse devrait tenir compte de plusieurs éléments :

l’histoire de la perte;

son évolution dans le temps;

les changements hormonaux;

le stress;

le sommeil;

les événements récents;

la nutrition;

la perte ou la prise de poids;

les médicaments;

les antécédents familiaux;

l’état du cuir chevelu;

la présence ou non de miniaturisation.

Des analyses médicales peuvent également être utiles lorsque cela est indiqué.

Parce qu’il n’existe pas une seule cause de perte de cheveux.

Et il n’existe donc pas non plus une solution universelle.

Peut-on améliorer des cheveux miniaturisés?

Cela dépend notamment de la cause, du degré de miniaturisation et de l’ancienneté du phénomène.

Lorsqu’un follicule est encore actif et qu’il produit un cheveu, même plus fin, il peut parfois conserver un potentiel d’amélioration.

Lorsque la miniaturisation est très avancée depuis longtemps, la situation devient généralement plus difficile.

L’objectif peut donc être de :

préserver les follicules actifs;

ralentir la progression;

soutenir la qualité du cuir chevelu;

améliorer la qualité et le diamètre de certains cheveux;

soutenir un environnement favorable à la croissance.

Il faut également garder en tête que les cheveux poussent lentement.

Une stratégie capillaire sérieuse s’évalue rarement après quelques semaines.

Les premiers changements biologiques peuvent commencer avant que le miroir ne montre une différence importante.

La première étape : comprendre avant de traiter

Si votre chevelure change, la première question n’est pas nécessairement :

« Quel produit dois-je utiliser? »

La meilleure question est parfois :

« Qu’est-ce qui est en train de se passer avec mes cheveux? »

Est-ce une chute?

Une miniaturisation?

Une problématique hormonale?

Un effluvium télogène?

Une combinaison de plusieurs facteurs?

La réponse change complètement la stratégie.

Vous remarquez que vos cheveux sont plus fins ou moins denses?

Au Centre de santé Corps et Âme, le bilan capillaire permet d’observer l’évolution de votre chevelure et de mieux comprendre les facteurs qui peuvent contribuer à la perte de densité.

L’objectif n’est pas simplement de regarder combien de cheveux tombent.

Nous observons aussi la qualité du cheveu, la miniaturisation, la densité et l’état général du cuir chevelu afin de mieux orienter les prochaines étapes.

Demandez votre bilan capillaire et venez comprendre ce qui se passe réellement avec vos cheveux au 581-337-9590

Parce que plus tôt on comprend leur histoire, plus tôt on peut prendre des décisions éclairées.

FAQ 

Est-ce que la DHT peut faire perdre les cheveux chez la femme?
Oui. Chez certaines femmes génétiquement sensibles aux androgènes, la DHT peut contribuer à la miniaturisation progressive des follicules pileux.

Comment savoir si mes cheveux se miniaturisent?
Une raie qui s’élargit, une diminution du volume, des cheveux de diamètres très différents et des repousses de plus en plus fines peuvent être des indices.

Le stress peut-il provoquer une perte de cheveux plusieurs mois plus tard?
Oui. Un stress physiologique ou émotionnel important peut provoquer un effluvium télogène. La chute apparaît souvent plusieurs semaines à quelques mois après l’événement.

Pourquoi perd-on davantage ses cheveux à la ménopause?
La diminution des œstrogènes et les changements dans l’équilibre hormonal peuvent modifier le cycle du cheveu et rendre plus visible une sensibilité aux androgènes.

Est-il possible de récupérer des cheveux miniaturisés?
Cela dépend du niveau de miniaturisation, de son ancienneté et de sa cause. Un follicule encore actif peut avoir davantage de potentiel qu’un follicule très miniaturisé depuis de nombreuses années.


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